Affichage des articles dont le libellé est Coup de coeur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Coup de coeur. Afficher tous les articles

24/01/2007

The Postmarks ou comment rester bien éveillée

C'est bon, faites pas cette tête là, on va l'acheter votre album!
Je suis insomniaque : c’est bien simple, je ne dors que 4h par nuit (levée à 7h du matin, couchée à 3h le lendemain). Il y a quelques jours, alors que je ne trouvais pas le sommeil, je suis tombée sur la page d’un groupe que je ne connaissais pas : The Postmarks. Quelle bonne découverte, merci l’insomnie ! The Postmarks, c’est un groupe américain, plus précisément de Miami qui fait de la pop délicieusement bien montée. C'est une musique qui invite au voyage, à l’évasion comme en témoigne leur premier single, « Goodbye » (Goodbye, I’ll be gone when you’ll open your eyes, I’m skipping town like a stone gone accross the water.. ). La musique est harmonisée autour de la jolie voix mélancolique de la chanteuse Tim Yehezkely, tout juste 24 ans. The Postmarks avaient déjà sorti un EP en 2005, qui a d’ailleurs fait l’objet d’un remix.

Ce qui fait le charme des mélodies de ce groupe, c'est ce mélange de cordes en pagaille (violoncelles, violons, guitares) avec une section rythmique très présente et des arrangements orchestraux à la Brian Wilson. Le songwriting est également très travaillé et la production méticuleuse (peut être un peu trop ?). L’auditeur est doucement bercé par la voix de Tim Yehezkely, une sorte de chuchotement mystérieux qui rassure et intrigue à la fois. La musique de The Postmarks est une subtile combinaison entre innocence et perfection, incarnés respectivement par la voix de Tim et les arrangements musicaux revus au millimètre près.

Malheureusement, je vais devoir attendre jusqu’au 6 février, date à laquelle sort leur premier album éponyme. En attendant je vous propose d'écouter Goodbye, qui s’ouvre sur des bruits de voiture puis cette voix enchanteresse délicatement soutenue par des notes de piano et de glockenspiel.

Goodbye.mp3



J'allais oublier : The Postmarks nous offrent un cadeau : l’album dans sa totalité est écoutable en streaming (personellement, je préfère attendre de l’avoir entre les mains pour l’écouter en entier), pour cela, caressez délicatement le nez de Tim...

05/01/2007

The Motifs

The Motifs, quels jolis motifs!
Il est un pays qui me fascine pour son paysage, ses animaux étranges, ses bars, son isolement et...ses artistes. J'ai nommé l'Australie, le pays des kangourous (facile) et des talentueux chanteurs/chanteuses. De quoi nous foutre des complexes à nous, petits français.

C'est d'une artiste australienne dont je vais vous parler. Dans la vraie vie, Alexis (vous avez bien lu) est une jeune fille comme toutes les autres jeunes filles de son âge. Mais sous son nom de scène, The Motifs, elle fait chavirer les coeurs. Elle compose de petites chansons toutes douces avec un soupçon de guitare acoustique, de piano et surtout sa jolie petite voix toute fragile. En plus d'être talentueuse, elle est adorable comme tout.
On ne peut que tomber sous le charme de cette jeune artiste qui a déjà sorti un album éponyme en novembre 2006, sous le label Music Is My Girlfriend (I record my songs at home, by myself, c'est elle qui le dit). L' édition était limitée à 50 exemplaires, donc il n'y en a plus mais moi, j'ai ma copie, hé hé. The Motifs envisage de sortir un nouveau disque dans le courant de l'année 2007, sous un label japonais.

Pour vous donner une idée, voici quelques extraits. Dots est un morceau très reposant, avec une guitare acoustique du plus bel effet, mon préféré, avec Every Way qui est une petite ballade dont on est tenté de fredonner les paroles. Enfin, Diagonal est un morceau qui ne manque pas de nous rappeler les origines australiennes de la demoiselle, il a un petit côté Architecture In Helsinki. Bref, on ne commente pas la beauté.

Dots.mp3


Diagonal.mp3


Every Way


Vous pouvez aussi vous rendre sur son Myspace pour télécharger d'autres morceaux. De quoi passer un bon week end.

12/11/2006

Xiu Xiu, Uzi et Ari!


Aujourd’hui c’est jour de fête, (comprenez je suis de bonne humeur…) alors ce sera deux artistes pour le prix d’un post.
Je suis récemment tombée en extase (merci Marjo…) devant un un groupe des plus étranges : Xiu Xiu (prononcez chouchou). Mené par le mystérieux Jamie Stewart, ce groupe de rock expérimental, basé à San Jose (Californie) n’en est pas à son coup d’essai. Son 6ème album, The Air Force, est de loin le plus ténébreux de tous, avec des influences orientales (écoutez l’excellent Boy Soprano).
Ayant commencé à les découvrir « par le début »à travers leur deuxième album A Promise, j’ai été frappée par la schizophrénie du chant de Jamie Stewart. Sad Pony Guerrilla Girl est pour moi l’emblème de cet album, elle commence doucement et termine en grand n’importe quoi, tout ce que j‘aime.
Par la suite, paru courant 2004, Fabulous Muscles est une grande réussite. Son inclassabilité musicale, son énergie noire mais communicative n’a d’ailleurs toujours pas pris une ride. Le mélange de rock presque industriel, d’électronique, de voix bancales et de gimmicks fait revenir régulièrement l’album sur la platine, les jours de tristesse agressive, sans mélancolie.
La forêt paru en 2005 s’inscrit dans le même trip. On y retrouve comme un prolongement de l’œuvre « maladive mais belle » entamé avec le précédent et second opus.
Xiu Xiu ne cessera pas de nous étonner avec ses chansons sombres, qui vous prennent aux tripes. Comme m’a dit une amie, « c'est tellement glauque que ça en devient frappant » et c’est tout à fait ça, on aurait presque honte de faire écouter cette artiste à son entourage.

Enfin bon, revenons à quelque chose de plus calme : autre groupe qui hante mon Ipaude, Uzi & Ari.
Uzi & Ari est à la base un duo américain crée en 2003, originaire de l’Utah, mené par un certain Ben Shepard, aidé par son acolyte Kurt Waldron. Une voix d’outre tombe, des blips dignes d’Aphex Twin ou de Thom Yorke, je dirais de l’élécro pop minimaliste mais surtout pour moi, un éléctrochoc.
En ma qualité de fan de Radiohead (c’est de notoriété publique maintenant), je suis tombée amoureuse de la voix du chanteur grâce à un petit farçeur qui m’a présenté Don’t Black Out, leur single, comme étant une œuvre de Thom Yorke. Alors là j’ai pris une claque énorme, Tiny House est faite en toute subtilité et retenue, avec son rythme de marche funèbre et la voix mystérieuse de Ben Shepard. C’est tellement beau que ce groupe ne restera pas inconnu longtemps (La Blogothèque en parle aussi). Le premier album, It Is Freezing out, ne vous laissera pas de glace.

Alors voilà, cette semaine, pour oublier Sufjan Stevens, j’étais sous perfusion d’Uzi & Ari et de Xiu Xiu, de puissants antalgiques. C’est un peu triste, vous me direz, mais puissamment efficace.

Xiu Xiu – Sad Pony Guerrilla Girl.mp3 highly recommended!
Xiu Xiu – Boy Soprano.mp3
Je pouvais pas résister au plaisir de vous mettre un morceau live, histoire de prouver, au cas où vous douteriez encore, que ces gens sont fous :
Xiu Xiu - I Broke Up (KVRX Live).mp3

Procurez vous The Air Force et A Promise (ou faites un tour par Myspace)

Uzi & Ari – Don’t Black Out.mp3 (un peu fainéante, j’ai repris le lien de la Blogothèque…)

Pour le reste, procurez vous It Is Freezing Out (ou allez sur Myspace)

Croyez moi, vous serez subjugués.

07/08/2006

Inside In, Inside Out




Il est des groupes qui nous semblent familiers alors que c’est la première fois qu’on les écoute. C’est l’impression que m’ont donné les Kooks avec leur opus, Inside In, Inside Out.
Pourtant à 20 ans (presque 21 ans), on ne peux pas dire qu’on peut être familier avec des groupes ou des chansons (à part peut être une souris verte ou Pomme de reinette et pomme d’Api que mes neveux m’ont fait redécouvrir).
Les Kooks, c’est un groupe de guitares. Originaires de Brighton en Angleterre, chanteur avec une gueule d’ange (c’est souvent le cas dans les groupes de rock en fait), riffs de guitare meurtriers, beats de batterie pugnace, tout pour me séduire.
Le premier titre que j’ai eu dans les oreilles est pourtant acoustique, Seaside, une jolie ballade, avec une voix très douce. Je ne sais pas si vous vous souvenez de UB40 (perso, ça a bercé mon enfance, c’est pour cela que je disais que c’est un groupe un peu familier pour moi), et bien la voix de Luke Pritchard, c’est la même chose, une voix un peu « nasale », un morceau que j’écoute dans le train en rentrant du boulot, le truc reposant après une journée merdique, j’ai bien envie de répondre « yes, I wanna go to the seaside ».
Mais il ne faut pas s’y fier, ce n’est pas du tout la teneur de cet album, les ballades acoustiques. Dès le deuxième morceau, ça donne envie de sauter sur place, guitares saturées, chanteur criant « do you want to see the world ? », maybe…
En fait ce qui est étonnant dans cet album, c’est qu’on passe d’un style à l’autre : acoustique, rock déjanté, folk (Time Awaits) et même un morceau très dub, Got No Love (le dub décidément, ça me poursuit).

Pas mal de choses en somme, mon coup de cœur du week end, un petit côté Travis (que j’aime toujours, malgré le silence radio), ce n’est pas du tout monotone, les titres enchaînés bien comme il faut, avec une ouverture acoustique (Seaside) et une dernier morceau (Got No Love) languissant avec entre les deux une déferlante de guitares, on en oublierait presque que ces jeunes gens (19 ans de moyenne d’âge, j’en ai honte…) font de la pop. 13 titres qui ont égayés mon week end, alors que durant la semaine, je me suis shootée au Rufus Wainwright (aahhh…), Jeff Buckley (ouhh..) et Sufjan Stevens (aaaah ouhh !!).
By the way, je viens de me rendre compte que je n’ai plus que 3 semaines pour réviser mes classiques avant Rock En Seine. Je m’y mets, avec grand plaisir.

06/06/2006

Merci la SNCF

En France, prendre le train un jour férié, surtout le Lundi de Pentecôte, relève du suicide. Un lundi censé être chômé mais qui est travaillé, les horaires de train sont celles des jours fériés alors que les gens vont travailler, bref le foutoir….
Et moi, j’ai eu la bonne idée d’aller prendre un train à l’heure de pointe, 7H30…la cata! Je suis littéralement écrabouillée contre la vitre, c’est cool ça, la SNCF rapproche les gens, quelle intimité dans les trains, vous pouvez savoir si votre voisin qui pointe son aisselle sous votre nez s’est lavé ce matin, vous reniflez des parfums qui, pris seuls sentent bon mais 15 parfums mélangés c’est une calamité! Bref, je devais être à Paris pour prendre le train pour Toulouse à 10H mais voila, le train en surcharge a été bloqué pendant 1H30 sur les rails..Que faire dans ces cas là ? Musique!

Je dégaine mon Ipod et m’assoit tranquillement sur mes bagages. Bon, ça commence avec le E-Pro de Beck (na na nanananana), bonne entrée en matière, un peu trop électrique et manque d’originalité dans les paroles. Mais ensuite c’est le florilège : Chicago de Sufjan Stevens (tiens c’est drôle, j’oublie même que je suis bloquée, prise en otage plutôt, dans un train entre Dreux et Paris), Pearly de Radiohead (ça faisait longtemps que je ne l’avais pas écoutée, ça n’a pas pris une ride), Muscle Museum de Muse, Beautiful Feeling de PJ Harvey, The Killing Moon de Echo & The Bunnymen suivi de la version sublimée par Nouvelle Vague.
Alors que j’écoute Trains To Brazil de Guillemots (ça à l’air vachement ancien alors que cette chanson vient de sortir, ça me fait tout bizarre, impression de déjà entendu), on repart !

Il fallait s’y attendre, j’ai loupé la correspondance à Austerlitz, le prochain train est à 13H56 !!!! 3H30 à attendre dans une gare ! Comme il fallait bien m’occuper, j’achète Rolling Stone, article intéressant sur The Raconteurs, mon groupe du moment, sur Phoenix, gros plan sur Radiohead (Thom en couverture, en fait je crois que c’est ça qui m’a attirée J). Mais le plus intéressant pour l’instant c’est le CD sampler à l’intérieur. Waouh, de la musique fraîche pour mes oreilles! Heureusement que j’avais encore 1H30 de batterie sur mon ordi, c’est parti!

Le nouveau Grandaddy, Disconnecty, est trop lancinant, mais j’aime toujours autant la voix de Jason Lytle et persiste à dire que si le chanteur de Sigur Ròs chantait en anglais, il aurait la même voix. Le System d’Archive change de la routine qu’avait prise le groupe, retour en force de la guitare électrique et le chanteur chante plus énergiquement et non pas comme s’il allait se pendre dans la seconde qui suit ! Ensuite, j’ai été charmé par la douceur et la simplicité de la voix de Feist, une guitare et sa voix groovy suffisent à ce joli Inside & Out (Live at the BBC). La suite m’est un peu passée au travers des oreilles (j’étais trop occupée à manger pour me concentrer sur ce que j’écoutais). Mais arrivé à la fin de mon sandwich voila que commence le Crow Jane de The Derek Trucks Band (et tant mieux pour lui :)), une voix tellement bluesy que je n’arrive pas à croire que c’est un homme qui chante, mais je ne suis pas plus charmée que ça, ce n’est pas mon genre de musique. Vanessa And The O’s je déteste, si pour elle plus rien ne presse moi je suis pressée que cette chanson se termine, une voix à la Brigitte Bardot à ses heures de gloire qui me tape sur les nerfs.
Le titre qui m’a laissée sans voix est sans conteste le Peaches And Cream de John Butler Trio, en live qui plus est. Ah, John Butler, le mec sapé comme un rasta mais qui fait de la country comme personne. Une chanson dédiée à sa « queen » et sa « princess » (sa femme et sa fille), une jolie intro à la gratte (partout où il y a de la guitare, je suis dans mon élément), sa voix me fait penser à celle de Sufjan Stevens, tout au long de la chanson, rien d’autre que la guitare, j’adore la partie où il chuchote presque puis le jeu de guitare s’accélère. Il joue de sa voix comme bon lui semble, on le sent impliqué dans ce qu’il nous raconte. C’est pour moi la plus belle chanson d’amour d’un père à sa fille (après le mythique Morgan De Toi de Renaud, mais ça c’est autre chose J)
Bien qu’elle soit longue (6’46 quand même !) je ne la quitte plus, je l’ai mise de suite sur la playlist de mon Ipod, avec Disconnecty de Grandaddy et System de Archive. Les 6H30 que j’ai passées dans le train pour aller à Toulouse, je les ai repassées en boucle. Arrivée avec une heure de retard, je voulais presque remercier la SNCF pour ce jour chaotique, vu que c’est grâce à ce train loupé que j’ai pu découvrir une perle de John Butler et la laisser infuser tranquillement pendant une demi-douzaine d’heures.
Bilan : sortie de chez mes parents à 7H30, je suis arrivée chez moi à 22H15, géniale la journée galère. Parfois, j’imagine ce que serait ma vie sans la musique : un ennui total.
Mais comme tout est relatif , je pense qu’il y a pire dans le monde qu’une enfant gâtée qui se plaint des trains en retard.

There are more important things to think about.