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15/01/2007

Orouni et MiLk & Fruit Juice, le Rendez Vous Des Amis (Paris, 18ème), le 11/01/07

Au Rendez Vous Des Amis ce Jeudi 11 Janvier 2007, il y a trop de monde, trop de fumée, trop de gens qui parlent. Nous sommes dans un bar après tout !

MiLk & Fruit Juice assure la première partie. En dépit des petits problèmes de son au début et des bruits de fond, il enchaîne ses chansons sans jamais perdre le sourire, She’ll Surely Do et Buried At Home m’ont bien plu. Orouni l’accompagne au glockenspiel et à la guitare sur quelques morceaux et assure quelques chœurs avant de se préparer pour sa propre prestation.

Orouni est un jeune homme souriant mais tendu, presque mal à l’aise. En même temps, l’atmosphère y est peut être pour quelque chose : il y a pêle-mêle des personnes qui jouent (bruyamment) à « action ou vérité », des personnes plus ou moins sobres mais heureusement quelques amateurs de musique passionnés, postés au premier rang (ou plus loin, comme moi).



Les titres se suivent, l'enchaînement I Will Never See You Again/Kiss The Flower me ravit même si le son est parfois trop bas et que le clavier couvre par moment la voix du chanteur mais c’est ça le charme du live : des chansons pas aussi parfaites que sur l’album (autrement, quel intérêt ?) et de bonnes surprises. Je veux parler de ce duo avec Mina Tindle (qui fait par ailleurs partie du collectif Toyfight) sur The Perfume Conspiracy. Le temps s’est arrêté pendant quelques minutes, Orouni et Mina Tindle se cherchent des yeux, une voix qui vous transperce, une douce désinvolture qui fait oublier les petites imperfections, en bref, une interprétation « transcendante » (le mot n’est pas de moi). Des curieux qui n’ont pas trouvé de brèche pour entrer assistent au concert de l’extérieur en regardant à travers les vitres.


les curieux se pressent derrière la fenêtre...Orouni demande à la fin du concert quel morceau le public voudrait entendre, j’ai failli crier « Experiments !! » mais je n’ai pas eu à le faire car c’est celle qu’il a jouée !

En gros, ce concert était juste plein plein d’émotions et d’authenticité, avec de jeunes artistes qui ont tant d’énergie à revendre. J’ai eu l’occasion de parler avec des gens qui découvraient Orouni et qui ont bien aimé (une a d’emblée fait la comparaison avec Belle & Sebastian, c’est dire !). Ce fut aussi un plaisir de parloter avec les blogueuses/blogueurs (Cécile, Jen, Coolbeans, Indieboy).
Le prochain concert d’Orouni, c’est au Café de Paris (dans le 11ème), le 11 février prochain, avec les lyonnais Benjamin Fincher (dont j’ai déjà parlé).


Setlist : Almen Kirkegård Lullaby/I Will Never See You Again/Kiss The Flower/Switzerland Warning/Bee Flat/Don't Be Attached/Danish Country Waltz/Parody (Be With Me)/Inside The Museum/Snowfall With A Sock/The Late Polish Plumber/The Spiders/The Perfume Conspiracy/In The Old Days Of Our New Life.
Experiments On The Thresholds Of Pain/Green Blues

(en fait, désolée pour la piètre qualité des photos, faute d’être présent pour prendre les clichés, mon ami m’a prêté son appareil photo que je ne maîtrise pas encore…).

24/11/2006

The Spinto Band (20/11/06), Le Ramier - Toulouse

Les évènements se sont déroulés dans la nuit du 20 au 21 novembre 2006.

20h : je reçois un appel étrange me disant « bon, tu t’amènes ? ». Obéissant à une force extérieure, j’enfile ma veste, une écharpe, je prends mon sac et j’enfourche mon vélo.
Brrr, quel froid glacial ! C’est indubitable : le lendemain, pour une raison ou pour une autre, je n’aurais plus de voix.
Rejoignant l'auteur de l'appel anonyme et son amie qui m’attendent en claquant des dents sur le Pont des Catalans, nous nous dirigeons vers une destination inconnue. Droite, gauche, feu rouge, gauche, on arrive devant un lieu où des personnes se sont amassées. J’attache mon vélo à la barrière et nous attendons. Au bout de quelques minutes, une voix nous ordonne « allez y, c’est dans la petite salle ». Tels des zombies, nous nous dirigeons vers ladite salle et là, horreur ! Je me demandais pourquoi j’étais sous hypnose ! C’est Cléopâtre qui nous a attirés ! Au secours ! Le concert était prévu au Ramier, on nous a parachutés au Kléo (le lieu incontournable des passionnés de musiques électroniques, ndlr) ! Une salle à la déco du plus mauvais goût qui puisse exister. Au dessus de la scène, Cléopâtre nous surveille, à droite, une tête de chien.

21h : Pony Taylor, entrée en matière. Pony Taylor

A l’arrivée du lead singer avec sa Les Paul rouge bordeaux et son archet je me dis « chouette, du post rock à la Sigur Rós ! ». L’archet en question, il ne s’en servira qu’une fois, sans grand succès. Le groupe d’Avignon s’échine, s’essaie à des mélodies à la White Stripes mais rien n’y fait : ça sent le réchauffé. Pourtant, ils ont essayé. Bref, ils s’éclipsent et reviennent pour démonter leur matos.

Et c’est là que nos petits bonshommes arrivent. The Spinto Boys
« Oh, Alvin & les Chipmunks ! » s’écrie quelqu’un. On n’en est pas loin en effet. Les jeunes gens du Spinto Band n’ont même pas mon âge. De suite, le public de la toute petite salle du Kléo est conquis. Les jeunes hommes ne manquent pas de rire de l’atmosphère bizarre de la salle et commencent leur show.

Dès les premières mesures, on sent qu’ils sont venus pour prendre du plaisir et ça c’est génial, ils sautent partout, font des cabrioles, des grimaces bref, ils ne se prennent absolument pas au sérieux. Assez sceptique au début, je me surprends à battre la mesure avec mon pied. Les titres s’enchaînent, tous aussi sautillants les uns que les autres, jusqu’au désormais célèbre Oh Mandy. C’est l’hystérie du côté des ados (majoritaires ce soir là). Les membres du groupe n’hésitent pas à parler au public, qui, en gros, n’a aucune idée de ce qu’ils peuvent bien raconter mais rit de bon cœur. Notamment sur une vanne au sujet de la tradition de mettre du vin dans la soupe, apparemment, le batteur se serait saoulé de la sorte la veille…intéressant. Soufflez dans le ballon je vous prie…

A la fin de Spy, les petits bonshommes sortent de scène sous les applaudissements et reviennent pour le rappel. 4 chansons plus tard, ils s’en vont définitivement.
Du moins c’est ce qu’ils croyaient parce que le public est resté là à applaudir pendant plus de 5 minutes. J’en ai profité pour demander le petit bout de papier tout dégoulinant de sueur qui servait de setlist à Thomas (le chanteur au pull vert), le roadie me l’a donné de bon cœur. Alors ils sont revenus nous interpréter une reprise de je ne sais plus quel groupe, mais fort bien réussie.

23h45 : tout le monde sort, j’ai la setlist précieusement gardée dans ma poche, les cheveux qui puent la nicotine à 20 mètres (pour quelqu’un qui ne fume pas, c’est la classe!) J’essaie de me souvenir : cette petite salle intimiste, moi à 30 centimètres des pieds de Thomas, ces petits jeunes hommes sautillants. Je n’imaginais pas que des gens aussi jeunes puissent me convaincre aussi vite, moi, la langue de vipère. The Spinto Band n’est certes pas LE groupe de l’année, ce ne sont pas non plus des poètes mais ils adorent ce qu’ils font et ça se voit. Ils ne sont pas barbants, figés, solennels et ne serait ce que pour ça, j’ai adoré leur concert.

Et cela malgré Cléopâtre qui me transperçait de son regard. Cléopâtre (en haut)

Setlist: Crack/Did I Tell You/Brown Boxes/Japan Is An Island/Mountains/CarPJ/Airport/Late/Stacy/Franco/Polily/Oh Mandy/Direct/Spy
Rappel: Trust/Carnival/Alone Now/Game Time/Blue Sky

29/10/2006

Human great box

Bon je sais c'est un peu tard pour cela mais je voulais vous parler du concert que je suis allée voir Samedi 21 Octobre.
Rappel des faits : il n'y a pas longtemps, je suis allée voir Archive et je me suis intéressée à l'adorable Pollard Berrier, leur nouveau chanteur. Voilà que je tombe sur une bio du Monsieur qui indique qu'il faisait partie du collectif autrichien Bauchklang avant d'être joliment débauché par Archive.
Je me suis dit : Bauchklang, à première vue, ça sonne moche, en plus autrichien, ils doivent sûrement chanter en allemant, quelle horreur!! (la seule chanson allemande que je trouve "écoutable" est 99 Luftballons de NENA!). En approfondissant mes recherches, je découvre que non seulement, ils chantent en anglais mais en plus, ils font toute la musique "à la bouche". Je m'explique : au lieu de jouer de la gratte ou du synthé et de chanter dessus, nos 5 personnes (avec Pollard ils étaient 6) font des bruits avec leur bouche qui sont absolument bluffants!! Deuxième découverte : ils passaient à Toulouse dans le cadre du festival "Jazz sur son 31", le rêve!
Ni une ni deux, je prends mon billet et pour attendre, j'emprunte Jamzero à un excellent pote (Auguste dans le texte) fan de la 1ère heure. J'ai pas trop écouté, pour ne pas "déflorer" la surprise.

Samedi 21, 21h, on arrive Auguste et moi devant la SDF de Ramonville. Première partie, Matthew Herbert, j'ai pas accrocché c'est du Jazz surfait, pas ma tasse de thé!
3/4 d'heures plus tard, voilà nos 6 bonshommes qui entrent en scène. Rien de spécial avec eux, sinon un micro et une armada de bouteilles d'eau.
Et là, je suis restée scotchée : ils ont fait une version de Roxanne, de Police, à la bouche, avec tous les instruments dans les moindres détails, le "bassiste" bucal était tout simplement bluffant!! Ensuite vient celle dont Auguste m'a le plus parlée : Rythm Of The Time. Un mix de Hip Hop et de ragga, envôtant, on se surprend même à battre la mesure avec le pied alors qu'il n'y a aucun instrument sur scène!! Le public (peu nombreux, j'adore!!) leur a fait une ovation et ils ont fait un rappel. Je vous assure, vous devez trouver ça nul, le beat box, c'est ce que je pensais aussi mais ce concert m'a fait changer d'avis. Auguste était aux anges, moi aussi.
Aujourd'hui encore, je n'en reviens pas d'avoir assisté à une telle performance! Très très bon concert, je vous conseille vivement Bauchklang si vous avez la chance de les avoir près de chez vous.

Je me suis procurée Many People sur lequel figure Rythm of Time, mais sur album, on perd un peu la magie du live (logique). Mais surtout, il y a l'excellent Navigator, que voici (pour vous donner une idée de la "chose") :

Navigator.mp3

En plus de ça, ces temps ci, je me surprend à essayer de faire du Beat box, ça passera, j'essaie de me soigner :-)

PS : allez faire un tour sur leur site, c'est bourré de mp3s et vidéos!

17/10/2006

Archivé!

J’étais hier au concert d’Archive, dans une salle moyenne (environ 1500 personnes à vue d’œil) de Portet sur Garonne.
Avant cela, j’étais allée au concert acoustique gratos de la FNAC, c’était magique ! j’étais à peine à 1 mètre d’eux, il y avait Darius Keeler, Pollard Berrier, Dave Penny, Maria Q et Steve Harris. En acoustique, Fuck U est toujours aussi puissante, surtout avec un Dave Penny qui se tient comme Kurt Cobain ! Pulse en acoustique c’est mémorable. Maria Q est venue chanter une fois si je ne me trompe pas, le reste du temps, elle était assise à regarder. Le petit nouveau, Pollard, est craquant comme tout (ça ce sont mes hormones qui parlent !), même avec une coiffure douteuse. Il a une voix puissante, un peu trop parfaite (system ressemblait « intonation pour intonation » à la version sur l’album). Ils sont vraiment adorables et humbles, une fois leur set fini, ils sont venus signer des autographes, je ne pouvais pas rater ça! J’ai fait dédicacer « You all look the same to me », mon préféré, et mon Moleskine (je vais essayer de poster la photo). Au moment de signer, Pollard (qui portrait des lunettes qui lui allaient à merveille) m’a demandé « How do you write your name ? ». Je lui ai épelé, sans le “h” (que je trouve inutile soit dit en passant) puis il a dit « oh, Kadija, it’s a beautiful name, I’ve never heard it before ! » le tout avec un sourire que je n’oublierais pas de sitôt ! Maria est intervenue, me demandant « where does it come from ? », quand je lui ai dit que c’était marocain, elle a dit « an exotic name for an exotic girl », remarque que je trouve…fausse. Mon prénom est certes étranger mais nullement exotique (si c’était Shérazade, j’aurais pu le penser..). Ils m’ont signé deux pages sur mon carnet et je suis partie avec un sourire béat. :)
Maintenant, le concert, le vrai. Arrivée pile à l’heure, j’ai été surprise de voir qu’il n’y avait pas d’agglutinement près des barrières alors je me suis précipitée là. J’étais juste en face de Dave Penny (c’est vraiment lui qui m’a le plus fascinée ce soir là) et de Danny Griffiths, côté droit. A l’extrême gauche, Darius pianotait comme un fou sur son Rhodes, à côté Steve à la guitare et Pollard au chant.
Comme je ne connaissais pas toute la discographie d’Archive, je ne peux pas dire quelle était la set list. En ouverture, on a eu un morceau de Lights dont j’ai oublié le nom, le même qu’on a eu à l’acoustique. Numb toujours aussi magnifique, chanté par un Dave enragé. Toutes les photos ou presque que j’ai prises sont focalisées sur lui (faut dire qu’il était pile en face de moi. Un grand bonhomme sec avec des cheveux qui lui bouffent le visage, forcément, ça intrigue). Quand les premières notes d’Again ont retenties, c’était l’hystérie, puis un silence religieux. Un morceau magnifique, qui s’est étendu sur environ 20 minutes, un trip de fou, Chanté par un Dave habité (qui me fait un peu penser à Jonny Greenwood, rapport aux cheveux qui lui cachent le visage et à sa tête constamment baissée quand il torture sa guitare), je regrette juste qu’il n’y ai pas eu l’harmonica. Fuck U chanté avec désinvolture par le même Dave. Au rappel, les applaudissements ne voulaient pas cesser, Pollard avait l’air ému (ou peut être l’est il toujours ?). En guise de rappel on a eu System, incontournable, et un excellent morceau avec Maria Q. Puis c’était fini.

Les points négatifs : un jeu de lumière vraiment inapproprié, je pense pas que ce soit une bonne idée d’éclairer le public en permanence. En plus, j’avais pile en face de moi un projecteur, ce qui a anéantit mes espoirs de jolies photos. Mais peut être est ce parce qu’on était dans une petite salle et que le matos est plutôt fait pour les Zénith ? Et aussi le manque de communication avec le public (mais ça doit être propre aux anglais, la timidité).
Ce que j’ai adoré : tout, sauf les lumières. C’était plus un concert de rock que de Trip Hop mais moi ça me suffit, ça ne me gêne pas qu’Archive fasse des morceaux qui bougent, au moins on ne pourra pas les taxer de « chanteurs déprimants ». Again, Numb, Fuck U, Pulse, System et le morceau d’intro dont je n’ai pas le nom ont été mes préférés. Ce que j’ai le plus adoré, c’est le public. Silencieux pendant les morceaux et super enthousiaste entre les morceaux, pas de cris inutiles, bref un savoir vivre évident.
Les gens du sud sont vraiment géniaux, pas de bousculades, on laissait volontiers sa place aux plus petits (à Paris, c’est autre chose !), pas de pogo inutile, des gens adorables qui m’ont déposée chez moi alors que je ne les connaissais que depuis 1h.
En somme, je ne suis pas déçue, je suis même ravie. Archive est vraiment un groupe à part et sa prestation scénique est certes à revoir mais on sent qu’il y a de la sincérité là-dessous. Je préfère mille fois l’humilité d’Archive à la mégalomanie de Muse (qui fait le Zénith à Toulouse, c’est dire). J’aurais aimé aller les revoir à Paris mais je n’aime pas le public parisien et ça peut sérieusement gâcher mon plaisir.

Merci Archive.

29/08/2006

Retour de Rock En Seine

Je suis encore sous le choc (ce sont mes jambes surtout!!!) je suis restée debout de 14h30 jusqu'à la fin, j''en pouvais plus mais je suis comblée!! certes une setlist un peu trop lisse (festival oblige) mais une voix de Thom magnifique, claire comme de l'eau de roche.... j'ai adoré l'entrée en scène avec Airbag et puis le fait qu'ils jouent "the gloaming", 1ère fois en Europe pour la tournée 2006! J’étais au 3ème rang Droite côté Jonny (au début du moins parce qu’avec les violents mouvements de foule, je me suis retrouvée face à Thom !).
J’ai adoré quand tout le public à repris 2+2=5 avant le show de Beck (grandiose, mais j’en parlerais plus tard), ça fout la chair de poule rien que d’y repenser. Pour mon premier concert de Radiohead, j’ai pas été déçue, j’ai adoré « you & whose army » (c’est vrai qu’avec les écrans géants, la tête de Thom on dirait un hamster, voir photo ci dessus !) avec Thom qui se tournait vers nous, Idioteque, il est venu vers le côté droit (vu de près, il est petit, dire que c’est pour ce petit bonhomme qu’il y avait cette marrée humaine !). Jonny aussi était marrant, sur la deuxième chanson, il ne savait pas quoi faire de ses mains, il avait l’ai stressé et regardait fixement le public…Colin m’a bien fait marrer avaec ses mimiques, surtout quand Thom s’est planté sur les paroles de Idioteque. Et puis c’était quoi ce gilet flashy ? ah ah ah ! Ed fidèle à lui-même, tout sourire et Phil je l'ai vu quà la fin. Et Thom qui parle français avec ce craquant accent british, on s’est bien marré parce qu’à chaque fois, au lieu de dire chanson, il disait d’abord « sanchon », et puis son côté ironique quand il a dit « la prochaine chanson, vous la connaissez…j’éspère. » en parlant de Paranoid Android.
Ça m’a bien fait plaisir de voir Thomas (entrevu plutôt, puisque moi je ne voulais pas bouger de ma place !) j’ai vu Oli aussi, avec son parapluie rose, super repérable !(et oui, moi je t’ai vu mais pas toi ! jusqu’à Phoenix, j’étais derrière ton frangin et un mec qui te connaissait) Bref, je pourrais continuer comme ça des heures, j’ai la tête et les oreilles pleines de souvenirs, je me suis même pas affolée quand j’ai vu que j’avais raté le dernier train pour rentrer à la maison, j’étais dans un état second, j’avais mal aux jambes mais j’avais le sourire.
A la gare Montparnasse, on a rencontré deux mecs qui revenaient aussi de là bas, on a discuté, échangé nos impressions (à vrai dire, j’avais plus de voix) et puis comme des bienheureux, on a dormi dans la salle d’attente de la gare (chose que je n’aurais jamais faite !) en attendant le train de 7h30. Ce n’est qu’en arrivant chez moi que j’ai réalisé ce qui m’arrivait : à force d’avoir sauté partout (parfois, je ne sautais pas mais prise en sandwich entre deux mecs qui sautent, t’as pas le choix, mention spéciale sur 2+2=5) j’avais des crampes de fou ! inoubliable (comme tous les premiers concerts), j'aimerais tellement l'avoir en bootleg...quelle ambiance de malade, de l'hystérie collective (du moins dans les premiers rangs, derrière je sais pas, et puis le temps était avec nous aussi... et ce mardi matin, I have got The Bends et des crampes à ne plus pouvoir marcher droit... je ferais une review un peu plus complète et plus sérieuse (parler des morceaux par exemple et non des nanas qui chantaient faux dans mes oreilles!)

Pour ce qui est du reste du festival (car je n’y allais pas que pour Radiohead !) Beck m'a subjuguée, quel show!! c'était grandiose, j'ai aussi adoré le spectacle de marionettes à la pause (quand elles vont dans la loge de Radiohead...) j'aimerais tellement trouver une vidéo de cette partie ou un bootleg du concert la musique avec la table et les couverts, c'était bien trouvé, son joueur de tambourin qui saute partout, la bataille des ours...mais j'ai eu l'impression qu'il planait un peu, aucune réaction, très peu de commentaires (une fois thank you je crois) et il a mis du temps à enlever ses lunettes ! non, sérieux, s'il revient en concert en France, j'y cours!
Taking Back Sunday : too much le mec, des attitudes de folle, il me stressait à faire n'importe quoi avec son micro!
Phoenix : efficace, sans plus et Dead 60's no comment.
Wolfmother et Nada Surf la veille, j'ai été scotchée aussi : par la fougue des premiers et par la maîtrise de notre langue des deuxième...reprendre la petite bill de Souchon dans un festival de Rock et sans la moindre faute et le moindre accent, fallait le faire! Calexico : soporifique. le reste, g pas vu. un détail : les mecs de la sécurité n'arrêtaient pas d'empêcher les gens de prendre des photos pendant Radiohead alors qu'avant, pour Beck ça mitraillait (une nana était pile en face de lui, elle le mitraillait tellement que je crois que c'est pour ça qu'il a gardé ses lunettes!)...bizarre, sont-ce des consignes officielles? Je ne pense pas mais sérieux, si j'avais un appareil photo, ça m'aurait bien fait chier de ne pas l'utiliser!


Setlist de Radiohead :
01 Airbag
02 2+2=5 [pogo de rigueur!! C’est ça qui m’a broyé les jambes!]
03 The National Anthem
04 My Iron Lung
05 Morning Bell
06 Fake Plastic Trees
07 Videotape [Thom: “Et maintenant un nouveau chanson“]
08 Nude [la basse trop forte m'a retournée les tripes!]
09 The Gloaming
10 Paranoid Android
11 All I Need
12 Pyramid Song
13 Lucky
14 The Bends
15 I Might Be Wrong
16 Idioteque
17 Everything In Its Right Place

Rappel [un seul, ça m'a un peu laissé sur ma faim mais bon...]

18 You And Whose Army
19 Bodysnatchers [je ne l'ai pas entendue, je devais être dans un état subconscient après You & Whose Army]
20 There There
21 Karma Police

À bientôt les gars!

08/05/2006

The Big Ask Live

Bon, après avoir écouté 2 fois de suite ce live, mon copain (Philippe dans le texte) et moi sommes unanimes : les gars étaient bien en forme et leur prestation est remarquable, surtout qu’ils n’étaient que 2 !
2h 21min et 30 secondes d’écoute, voila ce qui en est ressorti :
Karma police :
Bien jouée, avec le public qui reprend en cœur « this is what you get » et le désormais celèbre « for a minute there, I lost myself ». À la fin, quelqu’un dans le public crie « Thom for MP » et celui-ci répond « then I’ll have to make compromise » et enchaîne sur la magnifique « there there »

There there :
Là aussi, pas une fausse note et toujours le public qui chante en même temps « Just ‘cos you feel it, doesn’t mean it’s here » (d’ailleurs le public chante assez juste, ça fait plaisir !). on a beaucoup aimé cette version, Philippe et moi, car c’est vrai qu’avec les percus, au bout d’un moment, ça devient long alors que là, les guitares sont envoûtantes…surtout après le « to me, to meeeeee », les guitares s’emballent et ça, ça fait du bien !
À la fin, Thom dit « I’m sure you’ve been told about the text, I got it in my pocket […marmonne des choses incompréhensibles…] Ttttt..Text…ask, your name here, at 83248, excuse me, very effective, I’m selling it, I’m doing the job». Apparemment, selon une amie qui y était, c’était être une sorte de pétition, avec un numéro auquel il faut envoyer un sms. Puis ils démarrent Arpeggi.

Arpeggi :
La petite dernière, qui a déjà été jouée au Ether Festival en 2005 (perso, moi je préfère celle du Ether, plus instrumentale). Elle commence doucement, à la guitare classique. C’est une ballade, Thom n’hésite pas à pousser sa voix très haut, même si parfois la guitare la couvre.
Cette nouvelle chanson est très calme et reposante…il y a beaucoup de références à la mer.
A la fin, Thom dit « it’s not too late ! unless you're banking on the oil prices going down ». « il n’est pas trop tard. A moins que vous ne pariez sur la baisse des prix du pétrole ». ça c’est Thom et sa conscience politique, mais après tout, aujourd’hui, il est là pour ça !

Fake Plastic Trees :
Le must, le classique, le grand moment d’émotion que le public reprend en cœur…à chaque fois que j’entends cette chanson, j’ai la chair de poule, alors en acoustique, c’est vous dire…la voix de Thom est toujours aussi aérienne, au moment du « it wears him out » du 2ème couplet, la guitare de Jonny part en vrille, le public se marre (car le son émis par la gratte était vraiment bizarre…),Thom aussi mais il continue ensuite, encouragé par les applaudissements du public. Grand silence au moment du « It wears me out » final, les sons qui sortent de la guitare de Jonny semblent perturber Thom, car il ne chante pas le « if I could be who you wanted » jusqu’au bout…les sons se font de plus en plus bizarres jusqu'à la fin, bien squeezée je dois dire…le public se marre et applaudit!!
Il y a des tas de personnes qui ont dit que la version était mauvaise, moi j’ai plutôt aimé, on s’est bien marré en tout cas…

Bodysnatchers:
«This is an other new song, Bodysnatchers it is called» dit Thom, en articulant bien le nom.
Alors là, je me suis régalée…c’est une chanson très électro-pop, avec un petit côté folk, en fait il y a un grand mélange d’influences…elle commence avec un tempo assez rapide et de plus en plus, Thom hausse la voix, à un moment, les paroles sont assez bizarres, ça doit parler de la paralysie car Thom dit « blink your eyes, one for yes, two for no » i.e « cligne des yeux, d’un seul pour signifier oui, cligne des deux pour dire non », tiens, ça me rappelle de biens mauvais souvenirs ça…en fait, quand une personne est paralysée, on lui demande juste de s’exprimer avec les paupières…et c’est dur. Ce qui confirme ma supposition, c’est la suite « I ‘m trapped in this body, I can’t get out », « je suis piégé dans ce corps, je ne peux sortir »…c’est peut être pour cela que j’aime cette chanson, pour les quelques paroles que j’ai comprises…parce que Philippe lui n’a pas aimé du tout. mais franchement, au delà de ça, les accords de guitare sont vachement entraînants, ça donne envie de battre la mesure avec le pied..J’imagine la version complète (avec la batterie) ça doit déchirer ! vers la fin de la chanson, Thom chante très vite, rageusement, puis il y a le son omniprésent de la guitare de Jonny, puis la chanson s’achève...

« Thank You ».

Pyramid Song :
Ma petite chouchoute…Thom est seul au piano, la salle est soudainement silencieuse quand le premier « ouhouhouhou » retentit…on ne peut qu’être admiratif devant cette merveille…C’est la première fois que j’entends Pyramid Song en acoustique et j’avoue que je ne suis pas déçue. Grand recueillement. Rien à ajouter sinon que c’est un grand moment d’émotion.
How To Disappear Completely :
Cette chanson aussi est très mélancolique et triste, mais j’aime ! Aucune fausse note, symbiose parfaite entre Thom à la guitare et Jonny aux ondes, la perfection, et puis en acoustique, t’as l’impression que Thom vient chuchoter à tes oreilles (non, je n’ai pas fumé…), « I’m not here, this isn’t happening ». Jonny joue des ondes Martenot, instrument qui émet un son si mélodieux et singulier, communion parfaite entre le public et la voix de Thom, les plaintes de Thom à la fin sont poignantes.
Thom remercie le public.

No Surprises :
Ah là, je chiale…je sais c’est con mais les chansons lacrymogènes, ça existe. En acoustique, la guitare électrique s’entend moins mais c’est tout aussi joli et je crois entendre un xylo aussi, la voix de Thom est douce. Le public reste silencieux jusqu’à la dernière note, quel respect !

Cymbal Rush :
On entend la voix de Thom au début, qui fait « hanhanhanhan », en fait, c’est pour que Jonny puisse la sampler, pour s’en servir comme beat durant la chanson. Ensuite, Thom dit « this is a new song », le beat est mis en marche, le piano s’ajoute dessus et très vite, la voix de Thom...un bijou cette chanson, Thom chante comme il ne l’a jamais fait, je ne sais pas, il y a quelque chose dans sa voix qui a changé…il alterne voix grave et aigue avec une facilité déconcertante, on entend les ondes Martenot à un moment. Thom fait seul les chœurs de sa voix aérienne, on est très vite entraîné…seul ic, alors qu’on est encore dedans, elle s’arrête soudainement.
A la fin, quelqu’un dans le public crie « how was the song called », ce à quoi Thom répond « Cymbal Rush ». Voila, je suis devenue accro à « Cymbal Rush ».

I Might Be Wrong :
Waouh !! En acoustique, elle déchire tout cette chanson. Tempo plus rapide que sur Amnesiac, mais c’est toujours de cette manière qu’elle est jouée en live. Toujours aussi efficace, je ne sais pas si les gars se sont servis d’une basse mais à certains moments, on croirait vraiment l’entendre. L’intro de la dernière partie est sublime, puis le tempo s’accélère pour enfin stopper net... fin de la chanson…
Thom fait ensuite un petit speech sur la nécessité de faire pression sur le gouvernement pour soutenir l’action de Big Ask

Street Spirit :
Autre classique (je ne dis pas que les concerts de Radiohead deviennent routiniers)…on voit bien qu’Ed manque, car sans les backvocals, Street Spirit sonne différemment…Ah, Jonny aurait pu faire un effort quand même...lol. Immerse your soul in love, c’est dit. Applaudissements fournis de la part du public, il y a eu une mini pause, une sorte d’encore.

Gagging Order :
Je n’ai jamais accroché sur cette chanson, je crois que c’est pour cela que je n’ai pas trop aimé cette version. Toutefois, elle est bien jouée et le public est concentré (c’était rare ce soir là !!Lol)
Thom remercie encore, « get involved in The Big Ask »

Paranoid Android :
A l’origine, elle n’était pas prévue, car elle n’était pas sur la set list, les gars ont sans doute voulu faire une surprise au public. Bon, il y a eu un beau raté, mais le public encourage Thom « come on Thom » et il repart, comme si de rien n’était.quel sang froid ! Le public chante en chœur. L’intro de la deuxième partie est vachement réussie pour une version acoustique, car jouer « Paranoid Android » à 2 paraît assez ardu ! Ce que je n’ai pas aimé, c’est que le public a anticipé le début de la partie « Rain down », ce qui fait qu’on entendait plus Thom, mais ensuite ils ont repris avec lui le « Rain Down, Come on rain down on me… », La voix de Thom vous prend aux tripes. « God loves his children » crie le public. Partie instrumentale finale, « lalalalala » de Thom et c’est fini!

Impressions générales :
De très bonnes chansons pour ouvrir cette tournée 2006, les nouvelles sont très bien, on a beaucoup aimé Cymbal Rush, j’ai aimé Bodysnatchers (pas Philippe) et Arpeggi, ça va mais je préfère la version du Ether Festival.
Pour ce qui est des ratés, on s’est bien marré, je sais que les artistes doivent rire jaune mais comme je l’ai déjà dit, c’est normal d’avoir des oublis parfois, on ne peut pas être concentré 24H/24, autrement on n’est pas humain ! Et puis on n’a pas à se plaindre du raté sur Paranoid Android vu qu’à l’origine, on n’aurait même pas dû l’avoir ce soir là.
Tout ce qu’on peut dire, c’est que ce set acoustique nous a mis l’eau à la bouche, on attend la suite les gars ! Et puis, je suis verte, les danois samedi on eu le droit à 8 nouvelles chansons (Bangers 'N' Mash, Open Pick, Nude, 15 Step, 4 Minute Warning, House Of Cards, Spooks, Bodysnatchers). Grrrrr, pourquoi ne suis-je pas danoise ? Trêve de plaisanterie, c’est un début de tournée bien prometteur, get on touch…