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28/01/2007

Schuman The Human

Schuman était un illustre homme, tout le monde le sait. Schuman The Human est un groupe de barges et ça, peu de personnes le savent.

SchumanLa musique que nous propose Schuman The Human, c’est ce que j’appelle du « joyful folk » ou « joy folk ». Je m’explique : il y a certains morceaux qui donnent inévitablement l’envie de sauter partout et de chanter à tue-tête, c’est de la musique joyeuse et colorée, parfaite pour égayer les journées hivernales moroses, même si certains morceaux sont un peu mélancoliques et lancinants. Mark Foster, le leader, était l’ancien guitariste du groupe Vic Godart. Il a ensuite entamé une carrière solo, rejoint depuis peu par une chanteuse qui répond au doux nom de Chilli Gold.

Regardez-moi dans les yeux...dans les yeux j'ai dit
Le groupe à un album à son actif, Showtime For Schuman. Je n’ai jamais été une grande fan de country (Lee Hazlewood mis à part) mais je trouve cet album bien réussi : 11 chansons qui nous emmènent dans l’univers enchanté de Mark Foster, les banjos, violons, guitares et harmonicas sont de sortie, on se croirait presque chez les cow-boys, même si ce groupe est bel et bien britannique. On ne manque pas d’être surpris quand on écoute cet album, parce qu’il y a autant de morceaux « classiques » de country que de morceaux plus originaux, ce disque n’est pas vraiment uniforme mais qu’importe ! Mon morceau préféré est sans conteste Tow That Line! à la structure assez complexe : un morceau qui commence avec un duo puis, à 3 reprises, on croit que la chanson est finie mais elle reprend de plus belle, le rythme s’accélérant de plus en plus jusqu’à cette 4ème minute où les violons s’emballent, en même temps que les guitares, batterie et autres instruments. La fin est un joli n’importe quoi. Jubilatoire, j’imagine ce que ça peut donner en live.

Tow That Line!


Tout aussi sautillant est le morceau Oh How Happy, aux paroles enfantines mais qu’on est vite tenté de fredonner.

Oh How Happy


Et enfin, un morceau qui me rappelle étrangement Sand de Lee Hazlewood et Nancy Sinatra.

Charlie Varrick



Schuman The Human est un groupe qui s’apprécie sur la longueur mais comme pour tout, c’est la première impression qui compte. L’album est en vente, au format numérique uniquement, chez SVC Records.D’autres morceaux en écoute sur Myspace.

10/12/2006

Quarter pounder

The famous Quarter Pounder

Que les JP Koffe et autres Maïté se rassurent : je ne vais pas faire l'apologie du hamburger. Loin de moi cette idée sordide. C'était juste pour illustrer mon post sur un groupe dont je viens d'apprendre, grâce à Thanu, qu'il vient de sortir son deuxième album. Et c'est loin d'être de la malbouffe.
Quarter Pounder (qui est le nom d'un célèbre hamburger chez nos amis anglais, cf Pulp Fiction...) est né de l'esprit de deux frères assez dingues : Charles et Robert Peacefull, anciens membres du groupe The Gifts. Leur
biographie est assez déconcertante, on se demande comment ils peuvent encore avoir le cœur à faire de la musique. Mais passons.
Toujours est il que Robert et Charles nous avaient gratifiés d'un premier album éponyme en 2005, que j'avais écouté avec attention, grâce à Thanu une fois de plus (ce n'était pas l'album de l'année mais pas loin) et voila que j'apprends qu'ils remettent ça.


Venons en aux faits : les deux frères ont commis l'album You Seek it like a dream but when you find it you become it's prey au début du mois de septembre et nous l'ont livré le 3 décembre, il y a une semaine. Comme son prédécesseur Quarter-Pounder, il regorge de ballades plus ou moins entraînantes mais toujours aussi mélancoliques et entêtantes ("do you really want to throw it all away, do you really want to throw it all away...). Alors à l'heure des comptes (des classements des albums je veux dire), il est évident que celui ci sera en lice. Je vous entends déjà dire "mais ce n'est pas un album!". Et bien si, même si les frères Peacefull l'appellent pudiquement "the second collection of songs", c'est tout de même un bel album. La confusion réside dans le fait qu'il n'existe pas sous format CD mais uniquement en téléchargement...gratuit. Vous avez bien lu : comme pour leur précédent "recueil de chansons", Charles et Robert ne vendent pas leurs chansons, ils les donnent.

Petite mise en bouche :

Wednesday Dew.mp3 (un riff de guitare entêtant et surtout une chanson à deux voix magnifique)


Blackwater Falls.mp3 (écoutez bien les paroles, une petite historiette)


Je ne vais pas vous en dire plus, vous pouvez maintenant aller télécharger le reste de l'album ici (vous n'attendiez que ça, le fameux lien) et visiter leur page sur Myspace. On ne leur souhaite qu'une chose, à Charles et Robert : may the Lord go with them.

Charles et Robert en 2005


07/08/2006

Inside In, Inside Out




Il est des groupes qui nous semblent familiers alors que c’est la première fois qu’on les écoute. C’est l’impression que m’ont donné les Kooks avec leur opus, Inside In, Inside Out.
Pourtant à 20 ans (presque 21 ans), on ne peux pas dire qu’on peut être familier avec des groupes ou des chansons (à part peut être une souris verte ou Pomme de reinette et pomme d’Api que mes neveux m’ont fait redécouvrir).
Les Kooks, c’est un groupe de guitares. Originaires de Brighton en Angleterre, chanteur avec une gueule d’ange (c’est souvent le cas dans les groupes de rock en fait), riffs de guitare meurtriers, beats de batterie pugnace, tout pour me séduire.
Le premier titre que j’ai eu dans les oreilles est pourtant acoustique, Seaside, une jolie ballade, avec une voix très douce. Je ne sais pas si vous vous souvenez de UB40 (perso, ça a bercé mon enfance, c’est pour cela que je disais que c’est un groupe un peu familier pour moi), et bien la voix de Luke Pritchard, c’est la même chose, une voix un peu « nasale », un morceau que j’écoute dans le train en rentrant du boulot, le truc reposant après une journée merdique, j’ai bien envie de répondre « yes, I wanna go to the seaside ».
Mais il ne faut pas s’y fier, ce n’est pas du tout la teneur de cet album, les ballades acoustiques. Dès le deuxième morceau, ça donne envie de sauter sur place, guitares saturées, chanteur criant « do you want to see the world ? », maybe…
En fait ce qui est étonnant dans cet album, c’est qu’on passe d’un style à l’autre : acoustique, rock déjanté, folk (Time Awaits) et même un morceau très dub, Got No Love (le dub décidément, ça me poursuit).

Pas mal de choses en somme, mon coup de cœur du week end, un petit côté Travis (que j’aime toujours, malgré le silence radio), ce n’est pas du tout monotone, les titres enchaînés bien comme il faut, avec une ouverture acoustique (Seaside) et une dernier morceau (Got No Love) languissant avec entre les deux une déferlante de guitares, on en oublierait presque que ces jeunes gens (19 ans de moyenne d’âge, j’en ai honte…) font de la pop. 13 titres qui ont égayés mon week end, alors que durant la semaine, je me suis shootée au Rufus Wainwright (aahhh…), Jeff Buckley (ouhh..) et Sufjan Stevens (aaaah ouhh !!).
By the way, je viens de me rendre compte que je n’ai plus que 3 semaines pour réviser mes classiques avant Rock En Seine. Je m’y mets, avec grand plaisir.