29/12/2006

And the winner is...

Uzi & Ari – It Is Freezing Out
1. Uzi & Ari - It Is Freezing Out

Voilà mon album de l’année, celui que je me suis le plus envoyé dans les oreilles depuis son apparition dans ma vie un jour gris d’octobre 2006.
C’est pour moi le summum, Dieu fait album, l’élément essentiel de ma discothèque actuelle. Le titre de l’album peut laisser songeur : It Is Freezing Out, je rajouterais « but it’s warm inside ». C’est une sorte de métaphore filée autour de l’hiver, comme en témoignent les titres de certains morceaux : Soggy Snow Shoes (on the front porch), Influenza, Mountain-Molehill, Don't Black Out…

Uzi & Ari c’est un peu du Radiohead mélangé à du folk, en bref, tout ce qui me fait craquer.
C’est un soupçon d’electro (sans tomber dans les excès de Thom Yorke) avec assez de pop pour ne pas trop gaver. It Is Freezing Out est le genre d’album qu’on redécouvre à chaque nouvelle écoute. Et je ne m’en lasse toujours pas.

Il y a une chose qui me ravit encore plus : la venue d’Uzi & Ari en France, selon leur Myspace, il est prévu qu’ils passent à Paris le 8 mars 2007, au Batofar et j’espère qu’ils passeront près de Toulouse, sinon, j’irais volontiers à Paris.

C’est ainsi que je finis mon Top 10 des albums que j’ai plébiscités en cette année 2006 qui s’achève. Cette année a été riche en bonnes surprises musicales, espérons que la prochaine le soit aussi.

Pour ceux que cela intéresse, j’ai réuni tous les mp3s du top 10 dans un zip, c’est plus pratique…

Top 10 2006.zip (clic droit, enregistrer sous…enfin, vous connaissez)

Sur ce, je vous souhaite un bon réveillon (pas trop d’excès hein) et je vous dis à l’année prochaine ! ;-)

Musicalement vôtre.

26/12/2006

Top 10 2006 : suite

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5. Xiu XiuThe Air Force
Boy Soprano.mp3

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4. SodastreamReservations
Firelines.mp3

Laura Gibson – If You Come To Greet Me
3. Laura Gibson - If You Come to Greet Me
Hands In Pockets.mp3

Damien Rice – 9 Crimes
2. Damien Rice9
9 Crimes.mp3

Le numéro un mérite un post à lui tout seul...

TOP 10 : 1ère partie



8. Sunset Rubdown - Shut Up I Am Dreaming
Shut Up I’m Dreaming Of Places Where Lovers Have Wings.mp3


Guillemots - Through The Windowpane

7. GuillemotsThrough The Windowpane
Annie Let’s Not Wait.mp3

Midlake - The Trials Of Van Occupanther

6. Midlake - The Trials of Van Occupanther
Branches.mp3


No comment, puisque c'est un classement très subjectif.

Une précision : pas de Sufjan Stevens ni de Thom Yorke puisque ce sont des albums inclassables (les gens qui me connaissent bien savent combien je vénère ces deux artistes, donc inutile de les classer, cela tombe sous le sens..)

24/12/2006

Bonne Fête!

JOYEUX NOËL !!

Que ce soit en famille ou non, je vous souhaite un joyeux Noël et plein plein de cadeaux sous le sapin! Et puis Papa Noël, ne sois pas en retard hein! (faut pas prendre le train surtout...)

En plus, ce soir il y a Le Soldat Rose à la télé, waouh...

16/12/2006

Fin (ou début) des hostilités

Période d'exams oblige, j'ai dû planquer mon câble réseau chez mon voisin (qui, à force, connaît mes habitudes). J'ose espérer que la « zombie attitude », ça paie.
J’ai loupé le jeu du Kaleïdoscope chez Jen, j’ai été rattrapée (et dépassée) au jeu de la discothèque idéale chez Coolbeans…et j’enrage! C’est trop pas juste (une fois de plus), il devrait y avoir une trêve pendant les partiels ! Y a-t-il donc si peu de blogeurs étudiants? Je me vengerais...

Enfin, c’est fini et j’en suis bien contente, je vais pouvoir revoir ma Beauce natale et je posterais mon modeste Top 10 des albums de l’année (c’est un peu en retard, il ne faut pas m’en vouloir!). En parlant d'albums, allez voir les Altered Covers de Reuno, un jeune artiste toulousain, qui revisite les pochettes d'album à sa manière. La saison 1 m'avait bien amusée, la saison 2 est tout aussi marrante (et ça peut toujours être utile pour ceux qui joueront chez Sonic Eric...). En plus, il a des goûts musicaux tout à fait louables...

La B.O.R (Bande Originale des Révisions) c'était Tales Of Jenny, de jeunes britanniques qui composent des morceaux qui font penser à The Smiths ou Belle & Sebastian (c'est indéniable). C'est ce que j'ai écouté en boucle ces jours-ci. Tuesday Girl m'a ravie, ne serait ce que pour la phrase "invention beats convention, you're a loser in this town". Ils ont 7 morceaux à leur actif, que vous pouvez télécharger sur leur site.

Tuesday Girl.mp3

Et tant qu'on y est, puisque c'est la période CQFD 2007, je vous conseille Twice, dont vous pouvez également télécharger l'album (merci Indieboy-Traqueur pour le lien).

Et maintenant, le sprint pour les courses de Noël...

14/12/2006

Invitation au voyage

Je l'attendais avec impatience et il est arrivé ce matin. Quoi donc? L'album sujet de ma brève précédente : A Matter Of Scale, du grand Orouni.
Je n'ai pas pu résister à l'envie de vous parler de ce cadeau de Noël avant l'heure. Déjà, l'objet en lui même fait rêver : sur l'artwork on aperçoit ce qui semble être une étendue d'eau d'un bleu profond, au milieu de laquelle flotte une île aux couleurs chaudes. Mais quand on déplie la jolie pochette qui se trouve à l'intérieur, on se rend compte qu'en fait, cette île et la mer qui l'entoure sont toutes deux constituées d'une multitude de guitares. On peut même voir des sortes de fleurs cannibales!

Les guitares sont elles cannibales?

Je n'en dis pas plus pour ne pas gâcher la surprise...Bravo à Damien pour cet excellent artwork.

Now, let's immerse our souls in the music. Orouni, chacun le sait, est un guitariste d'exception. Kiss The Flower, le premier titre, nous donne l'occasion de le dire une fois de plus : c'est une chanson au rythme rapide et enthousiasmant, une de mes préférées (peut être parce que je la connais depuis un bout de temps).
Il y a pas mal de chansons que je ne connaissais pas encore, parmi elles, Toothpaste On My Suitcase m’a conquise dès la première écoute. Une petite mélodie mystérieuse sur laquelle Orouni pose sa délicate voix. Je ne me lasse pas de ses petites histoires.

Après la première écoute de l’album, une impression se dégage : Orouni joue avec nos émotions. A peine s'habitue-t-on à la douceur de la vie dans cette petite île que The Girl Is In Love nous sort de notre torpeur. C'est le morceau le plus électrique et le plus difficile à appréhender de l'album, il se détache du reste de l'album du fait de ses sonorités "grésillantes". Mais bien vite, les carillons de Bee Flat nous replongent dans l'atmosphère douce et rassurante de cette île magique.
The Late Polish Plumber démarre avec un piano et la seule voix d'Orouni, l'entrée en scène de la guitare donne à ce morceau un côté joyeux et entraînant alors que le sujet de cette chanson est assez sombre (quand je vous disais qu'il joue avec nos émotions!).
Don't be attached nous annonce que le bateau va lever l'ancre et qu'on va bientôt devoir doucement s'éloigner de cette île...mais j'y suis retourné quatre fois de suite et j'ai bien l'impression d'y séjourner encore longtemps!

A Matter Of Scale est plein d'espoir pour la suite du voyage dans le monde d'Orouni. Certains morceaux que je connaissais déjà sont là pour baliser mon voyage au cœur de cet album qui oscille doucement entre joie et tristesse, comme les flux et reflux d'une mer où l'on voudrait rester en apnée.

Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, je viens de recevoir mon planning des cours pour après les vacances et...Je pourrais être présente au Rendez Vous des Amis (café parisien), le 11 janvier prochain, pour le concert d'Orouni, quel bonheur!
La première partie sera assurée par le talentueux MiLK & Fruit Juice.

Procurez vous dès maintenant A Matter Of Scale en allant sur Myspace (comme dirait Jen, il va bientôt être en rupture de stock !). Je vous souhaite un excellent voyage. Et peut être que nous nous verrons au concert... ;-)

Edit : Le titre In The Old Days Of Our New Life est présent sur le volume 11 de l'éclectique compilation du Webzine A Découvrir Absolument....à découvrir absolument, justement, en téléchargement ici.

11/12/2006

L'Orouni nouveau est arrivé!

Une brève de la plus haute importance : l'album A Matter Of Scale d'Orouni est sorti aujourd'hui!! Félicitations à lui!

A Matter Of Scale - Orouni

Allez vite voir sur Myspace pour plus d'infos et son site pour une jolie surprise...J'ai hâte d'avoir l'album entre les mains...à suivre!

10/12/2006

Quarter pounder

The famous Quarter Pounder

Que les JP Koffe et autres Maïté se rassurent : je ne vais pas faire l'apologie du hamburger. Loin de moi cette idée sordide. C'était juste pour illustrer mon post sur un groupe dont je viens d'apprendre, grâce à Thanu, qu'il vient de sortir son deuxième album. Et c'est loin d'être de la malbouffe.
Quarter Pounder (qui est le nom d'un célèbre hamburger chez nos amis anglais, cf Pulp Fiction...) est né de l'esprit de deux frères assez dingues : Charles et Robert Peacefull, anciens membres du groupe The Gifts. Leur
biographie est assez déconcertante, on se demande comment ils peuvent encore avoir le cœur à faire de la musique. Mais passons.
Toujours est il que Robert et Charles nous avaient gratifiés d'un premier album éponyme en 2005, que j'avais écouté avec attention, grâce à Thanu une fois de plus (ce n'était pas l'album de l'année mais pas loin) et voila que j'apprends qu'ils remettent ça.


Venons en aux faits : les deux frères ont commis l'album You Seek it like a dream but when you find it you become it's prey au début du mois de septembre et nous l'ont livré le 3 décembre, il y a une semaine. Comme son prédécesseur Quarter-Pounder, il regorge de ballades plus ou moins entraînantes mais toujours aussi mélancoliques et entêtantes ("do you really want to throw it all away, do you really want to throw it all away...). Alors à l'heure des comptes (des classements des albums je veux dire), il est évident que celui ci sera en lice. Je vous entends déjà dire "mais ce n'est pas un album!". Et bien si, même si les frères Peacefull l'appellent pudiquement "the second collection of songs", c'est tout de même un bel album. La confusion réside dans le fait qu'il n'existe pas sous format CD mais uniquement en téléchargement...gratuit. Vous avez bien lu : comme pour leur précédent "recueil de chansons", Charles et Robert ne vendent pas leurs chansons, ils les donnent.

Petite mise en bouche :

Wednesday Dew.mp3 (un riff de guitare entêtant et surtout une chanson à deux voix magnifique)


Blackwater Falls.mp3 (écoutez bien les paroles, une petite historiette)


Je ne vais pas vous en dire plus, vous pouvez maintenant aller télécharger le reste de l'album ici (vous n'attendiez que ça, le fameux lien) et visiter leur page sur Myspace. On ne leur souhaite qu'une chose, à Charles et Robert : may the Lord go with them.

Charles et Robert en 2005


07/12/2006

Classement, pas classement?

Comme me l'a si bien fait remarquer un certain Ch....., je devrais faire, comme tous mes autres amis blogueurs, un TOP 10 ou 5 des meilleurs albums de cette année qui s'achève.
Je n'en ferais rien, tout simplement parce que je n'en ai aucune idée. En plus de ça, c'est tout à fait subjectif comme classement alors je ne crois pas que cela intéresse grand monde.

Par contre, ce que je sais faire, c'est le classement de mes artistes préférés de l'année. Ces artistes qui arrivent comme une étincelle dans l'obscurité, une bouffée d'oxygène. Cette année 2006 en est pleine, a priori, encore faut il ne pas prendre les (nombreuses) vessies pour des lanternes.

Je commence par mon petit chouchou, j'ai nommé Beirut.



Mais si, tu as de belles jambes…

A 19 ans, l’Américain Zach Condon a placé la barre très haut. Son 1er album, Gulag Orkestar, a fait l'effet d'une bombe dans l'indie world. " Trumpet from Paris, farfisa organ, accordion, piano, ukelele, mandolin, glockenspiel, violin, cello, tambourine, The air powered organ I bought on twelth street, Congo drum donated from the neighbors....A broken microphone stolen from the university of new mexico" c'est ainsi que le jeune homme décrit les instruments qui lui ont servi à composer ses morceaux et en effet, on en prend plein les oreilles.

Arrivé chez nous au printemps 2006, Beirut a rapidement fait chavirer les coeurs avec ses mélodies sortant de l'ordinaire. Malgré de petits problèmes de santé (survenus alors qu'il devait donner un concert en France) qui ont valu l'annulation de sa tournée, son prochain EP qui devrait s'appeler Lon Gisland EP (non, il n'y a pas de faute de frappe) est en cours d'enregistrement.

Je mets à votre disposition un extrait, Elephant Gun, à durée limitée : le lien s'autodétruira à minuit précisément. Si vous arrivez trop tard, allez l'écouter sur Myspace.

Elephant Gun.mp3 (extrait du prochain EP, Lon Gisland)


Scenic World.mp3 (extrait de Gulag Orkestar)

Vous pouvez aussi écouter d'autres extraits de cet excellent album sur Myspace et pourquoi pas, offrir Gulag Orkestar pour Noël...

03/12/2006

The Green Screen

The Decemberists n'ont pas fini de nous étonner. Le clip de "O Valencia!" a été réalisé dans le cadre du Re-animate The Decemberists Contest, organisé par Mtvu (chaîne Internet de MTV).

Voici le principe : ce clip est joué sur un fond vert, de manière à ce que les fans (ou autres) puissent ajouter les effets spéciaux qu'ils veulent. Les clips ainsi réalisés doivent être renvoyés avant le 15 décembre 2006 à Capitol Records, où ils seront évalués par The Decemberists eux mêmes et le gagnant se verra attribuer, tenez vous bien, un iMac Intel core 2 Duo et son clip sera diffusé sur les ondes de Mtvu. Rien que ça.

iMac Intel core 2 Duo

Ça vous tente? Alors à vos ordis! Le règlement du concours se trouve ici.

À ce train là, bientôt, on nous proposera de produire nous même les albums de nos artistes préférés. C'est beau le progrès.

01/12/2006

Christmas is near

Le 1er décembre, déjà. Cette date nous rappelle bien des choses.
Le 1er décembre veut dire que nous ne sommes plus qu'à 24 jours de la sacrosainte fête : Noël. Les rues de Toulouse en sont la preuve.

Le musée des Augustins illuminé

Noël, période des cadeaux, des bûches, des sapins qui laissent tomber leurs aiguilles avec nonchalence, des adultes déguisés en "Papas Noël" bedonnants, du marché de Noël (je suis restée une grande enfant et je ne le loupe jamais) de la frénésie dans les magasins (la Fnac à 10h du matin, c'est déja plein à craquer). Le 1er décembre me rappelle que je n'ai pas encore commencé mes achats (on s'y prendra tous le week end du 22 décembre, rendez vous aux caisses!) entre les neveux/nièces, Maman, Papa, les frangins, frangines, le copain, je ne sais plus quoi faire. Je trouverais sûrement, ne serait-ce que dans la musique, il y a de la matière : Songs For Christmas de Sufjan Stevens, le Soldat Rose, Love, le Best Of The Beatles (pouah pouah pouah, j'espère qu'on ne me l'offrira pas!) et j'en passe.

Le 1er décembre me rappelle aussi que c'est la journée mondiale de lutte contre le SIDA et que plus que jamais, il faut se mobiliser, à chacun selon ses moyens.

Le 1er décembre, c'est le début du mois le plus prolifique en terme d'albums musicaux (période des fêtes oblige). On attend avec impatience celui d'Orouni. Je sens que pour moi, au pied du sapin, il va y avoir pleins de jolis petits albums!

Le 1er décembre, c'est aussi 17 jours précisément avant les partiels et là je dis aïe aïe aïe ça va chauffer.

Le 1er décembre c'est l'espoir d'avoir un peu de neige (avec les 20 degrès qu'on a encore aujourd'hui à Toulouse, on peut toujours attendre) tout en se disant que ce n'est pas cool pour ceux qui dorment dehors.

Enfin, le 1er décembre c'est le moment de se dire "bon là je fais n'importe quoi mais ce passons, dans 1 mois je prends de bonnes résolutions et tout repart à zéro". On en reparlera..

Pour attendre patiemment le Petit Papa Noël au coin du feu :

Sufjan Stevens -
Sister Winter.mp3 quelle voix magnifique sur ce morceau! (offrez Songs For Christmas !)

The Decemberists -
The Perfect Crime.mp3 (The Decemberists un 1er décembre, ce n'est pas de trop!). Offrez The Crane Wife pour Noël!

The American Analog Set -
Hard To Find.mp3 (mon coup de cœur de l'été 2003, inoubliable), tiré de Promise Of Love

Et surtout, soyez bien sages...


29/11/2006

Sea Songs and pretty things

Sea Songs EP - Benjamin Fincher

La vie d’une bloggeuse (ou d’un bloggeur) est faite de petits plaisirs musicaux solitaires et d’autres tellement fulgurants qu’on a envie d’en parler au monde entier. Le dernier en date se nomme Benjamin Fincher.

Benjamin Fincher est un mystère : est ce un seul homme? Un groupe? Cela importe peu je dirais, ce qui compte, c’est ce qu’il fait. Approchez donc que je vous conte ses mélodies.
Sea Songs EP rassemble quatre petites perles à écouter avec attention.
Après une journée harassante, je me suis assise bien confortablement, mon téléphone portable éteint, le casque sur les oreilles et les sens en éveil.

Whales Watching commence en douceur avec des notes de piano sur lesquelles vient se poser une voix d’une douceur délicieuse. Vous savez, une voix qui a une chaleur naturelle, qui vous envoûte à la première écoute. A mesure que le morceau se déroule, d’autres instruments entrent en scène jusqu’à ce véritable concert de violoncelles à la fin.
On passe doucement à un morceau de toute beauté à la guitare acoustique, Beatnik, incontestablement mon préféré. Il commence avec 24 secondes de pur rêve éveillé. Le son de la guitare est tellement proche de nous qu’on croirait avoir Benjamin Fincher près de soi. Cette voix toujours aussi chaude et mystérieuse entre en scène, nous berçant doucement. J'entends le crissement des cordes comme si j'étais présente en studio. Que dire de plus, ce morceau est tout simplement sublime, à écouter de toute urgence.
Je ne me suis pas encore remise de la claque sonore que je viens de prendre que soudain résonnent dans ma tête des riffs de guitare. The Void est le morceau le plus pop de l’EP, tous les éléments y sont : guitare, basse, claviers, batterie et ces magnifiques violoncelles qui font toute la différence entre une banale chanson pop et CETTE chanson. Tout en retenue, le morceau est bien ficelé et efficace.
Et là le coup de grâce : une intro à la guitare acoustique, des bruits de vagues, Bathed In Moonlight est mon deuxième morceau préféré (cela fait longtemps que je l’écoute et il est toujours aussi magique). Je suis sous le charme « please, please take my hand, go with me and you’ll feel free », libre je le suis déja et je partirais volontiers avec vous Benjamin Fincher. Ce morceau est une ballade au bord de l’eau. I can't explain what I'm feeling now, je suis sous le charme quand soudain j’entends la dernière parole soufflée dans un murmure « nothing is real, only my words »…

Nooon ! Ne partez pas ! Emmenez-moi avec vous, s’il vous plaît. Pourquoi les meilleures choses sont elles toujours les plus courtes ? J’ai réécouté Sea Songs EP plusieurs fois de suite et je ne peux que vous recommander cet artiste. Cette voix si particulière, ces accords de guitare, ces violoncelles magnifiques, croyez-moi, Benjamin Fincher ne restera pas inconnu longtemps.

Je vous invite urgemment à aller écouter Whales Watching et The Void sur son Myspace. Benjamin Fincher tient aussi un blog où il annonce ses concerts et où vous pouvez commander Sea Songs EP. Le prochain concert est programmé le samedi 2 décembre 2006 au Citron à Lyon. Alors, si vous passez par là, n’hésitez pas à aller le voir, en live ça doit être grandiose.

Je le sais, une question vous brûle les lèvres : mais qui est donc ce Benjamin Fincher ? Une partie de la réponse se trouve ici, une autre se trouve dans sa musique. A vous de jouer maintenant, je ne peux pas tout vous dire non plus…

Conseil de bloggeuse : écoutez les morceaux avec un casque audio, ce ne sera que meilleur et peut être verrez vous, vous aussi, apparaître l’âme de Benjamin Fincher…

24/11/2006

The Spinto Band (20/11/06), Le Ramier - Toulouse

Les évènements se sont déroulés dans la nuit du 20 au 21 novembre 2006.

20h : je reçois un appel étrange me disant « bon, tu t’amènes ? ». Obéissant à une force extérieure, j’enfile ma veste, une écharpe, je prends mon sac et j’enfourche mon vélo.
Brrr, quel froid glacial ! C’est indubitable : le lendemain, pour une raison ou pour une autre, je n’aurais plus de voix.
Rejoignant l'auteur de l'appel anonyme et son amie qui m’attendent en claquant des dents sur le Pont des Catalans, nous nous dirigeons vers une destination inconnue. Droite, gauche, feu rouge, gauche, on arrive devant un lieu où des personnes se sont amassées. J’attache mon vélo à la barrière et nous attendons. Au bout de quelques minutes, une voix nous ordonne « allez y, c’est dans la petite salle ». Tels des zombies, nous nous dirigeons vers ladite salle et là, horreur ! Je me demandais pourquoi j’étais sous hypnose ! C’est Cléopâtre qui nous a attirés ! Au secours ! Le concert était prévu au Ramier, on nous a parachutés au Kléo (le lieu incontournable des passionnés de musiques électroniques, ndlr) ! Une salle à la déco du plus mauvais goût qui puisse exister. Au dessus de la scène, Cléopâtre nous surveille, à droite, une tête de chien.

21h : Pony Taylor, entrée en matière. Pony Taylor

A l’arrivée du lead singer avec sa Les Paul rouge bordeaux et son archet je me dis « chouette, du post rock à la Sigur Rós ! ». L’archet en question, il ne s’en servira qu’une fois, sans grand succès. Le groupe d’Avignon s’échine, s’essaie à des mélodies à la White Stripes mais rien n’y fait : ça sent le réchauffé. Pourtant, ils ont essayé. Bref, ils s’éclipsent et reviennent pour démonter leur matos.

Et c’est là que nos petits bonshommes arrivent. The Spinto Boys
« Oh, Alvin & les Chipmunks ! » s’écrie quelqu’un. On n’en est pas loin en effet. Les jeunes gens du Spinto Band n’ont même pas mon âge. De suite, le public de la toute petite salle du Kléo est conquis. Les jeunes hommes ne manquent pas de rire de l’atmosphère bizarre de la salle et commencent leur show.

Dès les premières mesures, on sent qu’ils sont venus pour prendre du plaisir et ça c’est génial, ils sautent partout, font des cabrioles, des grimaces bref, ils ne se prennent absolument pas au sérieux. Assez sceptique au début, je me surprends à battre la mesure avec mon pied. Les titres s’enchaînent, tous aussi sautillants les uns que les autres, jusqu’au désormais célèbre Oh Mandy. C’est l’hystérie du côté des ados (majoritaires ce soir là). Les membres du groupe n’hésitent pas à parler au public, qui, en gros, n’a aucune idée de ce qu’ils peuvent bien raconter mais rit de bon cœur. Notamment sur une vanne au sujet de la tradition de mettre du vin dans la soupe, apparemment, le batteur se serait saoulé de la sorte la veille…intéressant. Soufflez dans le ballon je vous prie…

A la fin de Spy, les petits bonshommes sortent de scène sous les applaudissements et reviennent pour le rappel. 4 chansons plus tard, ils s’en vont définitivement.
Du moins c’est ce qu’ils croyaient parce que le public est resté là à applaudir pendant plus de 5 minutes. J’en ai profité pour demander le petit bout de papier tout dégoulinant de sueur qui servait de setlist à Thomas (le chanteur au pull vert), le roadie me l’a donné de bon cœur. Alors ils sont revenus nous interpréter une reprise de je ne sais plus quel groupe, mais fort bien réussie.

23h45 : tout le monde sort, j’ai la setlist précieusement gardée dans ma poche, les cheveux qui puent la nicotine à 20 mètres (pour quelqu’un qui ne fume pas, c’est la classe!) J’essaie de me souvenir : cette petite salle intimiste, moi à 30 centimètres des pieds de Thomas, ces petits jeunes hommes sautillants. Je n’imaginais pas que des gens aussi jeunes puissent me convaincre aussi vite, moi, la langue de vipère. The Spinto Band n’est certes pas LE groupe de l’année, ce ne sont pas non plus des poètes mais ils adorent ce qu’ils font et ça se voit. Ils ne sont pas barbants, figés, solennels et ne serait ce que pour ça, j’ai adoré leur concert.

Et cela malgré Cléopâtre qui me transperçait de son regard. Cléopâtre (en haut)

Setlist: Crack/Did I Tell You/Brown Boxes/Japan Is An Island/Mountains/CarPJ/Airport/Late/Stacy/Franco/Polily/Oh Mandy/Direct/Spy
Rappel: Trust/Carnival/Alone Now/Game Time/Blue Sky

19/11/2006

Time is running out


Je vis à 200 à l’heure ces temps ci, entre jouer les Sam pour les soirées de dégustation du Beaujolais nouveau et travailler sur les innombrables projets de Stratégie, Marketing et j’en passe, je n’ai pas une minute à moi (et je ne peux donc pas fouiner dans la jungle indie, CQFD). Dans ces conditions, un être humain normalement constitué aurait déjà craqué.
Mais moi j’ai un remède infaillible, tout à fait légal et indolore : une playlist de choc !


Voilà ce qui me fait tenir :

Damien Rice – 9 Crimes (mp3 ici) écoute compulsive

Sufjan Stevens – Chicago (en acoustique, ça vaut le détour! Mp3
)

Orouni - Kiss The Flower (en écoute
) écoute compulsive

Ben Kweller – Sundress (mp3
ici)

Peasant – Be Free (en téléchargement
)

Uzi &Ari - Tiny House

(Please) Don’t Blame Mexico - Big Eyes Repeating (un piano-voix sublime, en téléchargement sur
Myspace)

Orouni - Experiments On The Threshold Of Pain (allez voir par
)

Radiohead - 2+2=5

Mogwai - Ratts of the Capital

Uzi &Ari - Don’t Black Out
(en écoute sur
Myspace) écoute compulsive

Tenki - Etaples (téléchargeable sur
Myspace, merci Orouni pour la découverte)

Fionn Regan - Put a Penny in the Slot (en écoute sur
Myspace)

Lonely Faction – Small Spot Full Of Shadow (en téléchargement sur
Myspace)

The Decemberists - Sons & Daughters (
Merci aux autres blogeurs pour la découverte) écoute compulsive

Godspeed You Black Emperor! - Rockets Fall on Rocket Falls

The Spinto Band - Oh Mandy (que je vais voir en concert lundi, mp3
ici)

(Please) Don’t Blame Mexico - Your Haters Society

R.E.M – Everybody Hurts
(la chanson remonte-moral par excellence)

Sufjan Stevens – The Man Of Metropolis Steals Our Heart

Sigur Rós – Vaka [Live in Vienna]
(mp3
) écoute compulsive

Je n’ai pas mis la totalité de la playlist en mp3 car :
1/ il y a des classiques (R.E.M quand même..Ah non ?)
2/ si vous êtes blogueur, chercher des perles fait partie de votre passe-temps favori, ce ne sera pas bien difficile de trouver ces morceaux
3/ je suis un peu fainéante, alors…

Je vous présenterais les petits nouveaux un de ces jours (
Lonely Faction, (Please) Don’t Blame Mexico, Tenki…), Orouni on ne le présente plus, on l’écoute ! De même pour Fionn Regan, The Decemberists et les autres.

Ah j’oubliais, n’hésitez pas à acheter les albums des artistes susnommés (et c’est à ce moment précis qu'
Amazon arrive avec ses gros sabots…)

17/11/2006

Souris et tais-toi


J’ai manqué de m’étouffer avec mon thé ce matin, quand j’ai appris que Ségolène Royal était la candidate socialiste pour les élections de 2007. Je n’ai rien contre les femmes ambitieuses (j’en suis une) ni contre le PS mais sérieusement, on marche sur la tête.
En 2002, j’étais trop jeune pour aller voter alors je suis allée manifester contre Le Pen et j’espérais que ce dilemme ne se présenterait plus à l’avenir. Je le vois arriver gros comme une maison.
Les mannequins glacés avec un teint de soleil, j’en ai eu ma dose. On va droit dans le mur là, j’espère me tromper mais je pense que la France n’est pas prête à élire une femme à la tête du pays, qui plus est une femme qui ne sait absolument pas de quoi elle parle. C’est bien mignon de vouloir rassembler les socialistes avec de grands sourires et de belles paroles, encore faut il que les Français suivent. Comment représenter une nation quand on ne connaît même pas le prix du litre de lait? J’avais espoir, je rêvais d'un candidat qui pourrait contrer Sarko et Le Pen mais là tout s’effondre. Je sens qu’on va encore se reprendre la droite dans la face, si je puis me permettre. La politique et moi ne sommes pas en bons termes, alors voir ceux qui au PS ont critiqué Ségolène rentrer dans le rang la queue entre les jambes, ça me fait peur : retourner sa veste de la sorte, ça en dit long sur ce qu’on pourrait faire une fois au pouvoir.

Je sais, ce n’est pas politiquement correct de parler de ça sur un blog à vocation musicale. Mais il y a bien un lien avec la musique : en quelque sorte, elle est l’échappatoire à une réalité pourrie, le nouvel opium du peuple, le moyen de disparaître momentanément et de se dire que ce qui se passe est sûrement un rêve. Vous verrez, tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Noir Désir – L’Homme Pressé.mp3

Radiohead –
How To Disappear Completely.mp3

15/11/2006

Nostalgie quand tu nous tiens…


Il y a des souvenirs inoubliables : les biscottes beurre/confiture de Maman au goûter devant les Minikeums, le premier baiser, les dimanches pluvieux à écouter du Pink Floyd avec Papa, ma première guitare, mon premier CD, mon premier repas d’étudiante dans mon 9 m², la majoration au concours et…les Snorkies.
Mais qui sont les Snorkies ? C’était LA question de toute une génération, certains ne s’en sont jamais remis. Je me souviens non sans émotion de cette chanson criarde « Qui qui qui sont les Snorkies ? Qui qui qui mais quiii ? Qui qui qui sont les Snorkies ? Qui qui qui mais quiiiiii ? »

Alors, les Snorkies, maintenant que je suis assez grande pour le savoir, sont des créatures nymphomanes...Oh excusez moi, je confondais avec Lucille Amour & Rock’n’roll (le mot roll n’est pas de trop, vive les pelles !).

Voilà le pitch : « En 1643, après une attaque de pirates, un capitaine coule avec son navire. C'est alors qu'il découvre des étranges créatures vivant sous l'eau... Coupés du monde terrestre, les Snorkies ont évolué comme les humains, vivant dans des maisons semblables et mangeant la même nourriture. Vivant à Snorkland et gentils comme tout, ils ressemblent fortement à des Schtroumpfs. La différence étant qu'ils sont multicolores, n'ont pas de nez mais ont une trompe sur la tête. Astral, Cathy, Jojo, Daphné, Harpo, le poulpe Oxy, le Professeur Galéo, Mademoiselle Briselame (l'institutrice), Junior et son père le Gouverneur forment quelques uns des principaux personnages du dessin animé qui vont vivre diverses aventures palpitantes... »
source : Planète Jeunesse (j’ai mes références).

Un peu de nostalgie ne fait pas de mal hein? En bonus, le générique du dessin animé culte de notre enfance :

générique snorkies.mp3 (comment oublier ces voix de crécelle ?)

C’était LE guilty pleasure de l’année (non en fait c’était un gage stupide, Philippe, tu vas me le payer !)

12/11/2006

Xiu Xiu, Uzi et Ari!


Aujourd’hui c’est jour de fête, (comprenez je suis de bonne humeur…) alors ce sera deux artistes pour le prix d’un post.
Je suis récemment tombée en extase (merci Marjo…) devant un un groupe des plus étranges : Xiu Xiu (prononcez chouchou). Mené par le mystérieux Jamie Stewart, ce groupe de rock expérimental, basé à San Jose (Californie) n’en est pas à son coup d’essai. Son 6ème album, The Air Force, est de loin le plus ténébreux de tous, avec des influences orientales (écoutez l’excellent Boy Soprano).
Ayant commencé à les découvrir « par le début »à travers leur deuxième album A Promise, j’ai été frappée par la schizophrénie du chant de Jamie Stewart. Sad Pony Guerrilla Girl est pour moi l’emblème de cet album, elle commence doucement et termine en grand n’importe quoi, tout ce que j‘aime.
Par la suite, paru courant 2004, Fabulous Muscles est une grande réussite. Son inclassabilité musicale, son énergie noire mais communicative n’a d’ailleurs toujours pas pris une ride. Le mélange de rock presque industriel, d’électronique, de voix bancales et de gimmicks fait revenir régulièrement l’album sur la platine, les jours de tristesse agressive, sans mélancolie.
La forêt paru en 2005 s’inscrit dans le même trip. On y retrouve comme un prolongement de l’œuvre « maladive mais belle » entamé avec le précédent et second opus.
Xiu Xiu ne cessera pas de nous étonner avec ses chansons sombres, qui vous prennent aux tripes. Comme m’a dit une amie, « c'est tellement glauque que ça en devient frappant » et c’est tout à fait ça, on aurait presque honte de faire écouter cette artiste à son entourage.

Enfin bon, revenons à quelque chose de plus calme : autre groupe qui hante mon Ipaude, Uzi & Ari.
Uzi & Ari est à la base un duo américain crée en 2003, originaire de l’Utah, mené par un certain Ben Shepard, aidé par son acolyte Kurt Waldron. Une voix d’outre tombe, des blips dignes d’Aphex Twin ou de Thom Yorke, je dirais de l’élécro pop minimaliste mais surtout pour moi, un éléctrochoc.
En ma qualité de fan de Radiohead (c’est de notoriété publique maintenant), je suis tombée amoureuse de la voix du chanteur grâce à un petit farçeur qui m’a présenté Don’t Black Out, leur single, comme étant une œuvre de Thom Yorke. Alors là j’ai pris une claque énorme, Tiny House est faite en toute subtilité et retenue, avec son rythme de marche funèbre et la voix mystérieuse de Ben Shepard. C’est tellement beau que ce groupe ne restera pas inconnu longtemps (La Blogothèque en parle aussi). Le premier album, It Is Freezing out, ne vous laissera pas de glace.

Alors voilà, cette semaine, pour oublier Sufjan Stevens, j’étais sous perfusion d’Uzi & Ari et de Xiu Xiu, de puissants antalgiques. C’est un peu triste, vous me direz, mais puissamment efficace.

Xiu XiuSad Pony Guerrilla Girl.mp3 highly recommended!
Xiu XiuBoy Soprano.mp3
Je pouvais pas résister au plaisir de vous mettre un morceau live, histoire de prouver, au cas où vous douteriez encore, que ces gens sont fous :
Xiu Xiu - I Broke Up (KVRX Live).mp3

Procurez vous The Air Force et A Promise (ou faites un tour par Myspace)

Uzi & AriDon’t Black Out.mp3 (un peu fainéante, j’ai repris le lien de la Blogothèque…)

Pour le reste, procurez vous It Is Freezing Out (ou allez sur Myspace)

Croyez moi, vous serez subjugués.

11/11/2006

Lazy jour férié...

Je suis pas dans mon assiette ces jours ci, j'écoute n'importe quoi (le Festival des Inrocks, est ce raisonnable?), mange n'importe quoi, travaille trop...
En plus de ça, je suis triste d'avoir loupé le concert de Sufjan Stevens jeudi soir (j'ai dû revendre ma place...).
Mais je pouvais compter sur le savoir faire (et savoir-écrire) des jeunes talents de la Blogosphère pour me rendre compte fidèlement de ce concert magique.
Allez vite lire l'extatique review de Bopper, vous serez touchés par la grâce. Amen.

Bon, je promets de faire un post intéressant prochainement (et ce n'est pas un voeu pieux) et vous parler de mes prochains concerts.

29/10/2006

Human great box

Bon je sais c'est un peu tard pour cela mais je voulais vous parler du concert que je suis allée voir Samedi 21 Octobre.
Rappel des faits : il n'y a pas longtemps, je suis allée voir Archive et je me suis intéressée à l'adorable Pollard Berrier, leur nouveau chanteur. Voilà que je tombe sur une bio du Monsieur qui indique qu'il faisait partie du collectif autrichien Bauchklang avant d'être joliment débauché par Archive.
Je me suis dit : Bauchklang, à première vue, ça sonne moche, en plus autrichien, ils doivent sûrement chanter en allemant, quelle horreur!! (la seule chanson allemande que je trouve "écoutable" est 99 Luftballons de NENA!). En approfondissant mes recherches, je découvre que non seulement, ils chantent en anglais mais en plus, ils font toute la musique "à la bouche". Je m'explique : au lieu de jouer de la gratte ou du synthé et de chanter dessus, nos 5 personnes (avec Pollard ils étaient 6) font des bruits avec leur bouche qui sont absolument bluffants!! Deuxième découverte : ils passaient à Toulouse dans le cadre du festival "Jazz sur son 31", le rêve!
Ni une ni deux, je prends mon billet et pour attendre, j'emprunte Jamzero à un excellent pote (Auguste dans le texte) fan de la 1ère heure. J'ai pas trop écouté, pour ne pas "déflorer" la surprise.

Samedi 21, 21h, on arrive Auguste et moi devant la SDF de Ramonville. Première partie, Matthew Herbert, j'ai pas accrocché c'est du Jazz surfait, pas ma tasse de thé!
3/4 d'heures plus tard, voilà nos 6 bonshommes qui entrent en scène. Rien de spécial avec eux, sinon un micro et une armada de bouteilles d'eau.
Et là, je suis restée scotchée : ils ont fait une version de Roxanne, de Police, à la bouche, avec tous les instruments dans les moindres détails, le "bassiste" bucal était tout simplement bluffant!! Ensuite vient celle dont Auguste m'a le plus parlée : Rythm Of The Time. Un mix de Hip Hop et de ragga, envôtant, on se surprend même à battre la mesure avec le pied alors qu'il n'y a aucun instrument sur scène!! Le public (peu nombreux, j'adore!!) leur a fait une ovation et ils ont fait un rappel. Je vous assure, vous devez trouver ça nul, le beat box, c'est ce que je pensais aussi mais ce concert m'a fait changer d'avis. Auguste était aux anges, moi aussi.
Aujourd'hui encore, je n'en reviens pas d'avoir assisté à une telle performance! Très très bon concert, je vous conseille vivement Bauchklang si vous avez la chance de les avoir près de chez vous.

Je me suis procurée Many People sur lequel figure Rythm of Time, mais sur album, on perd un peu la magie du live (logique). Mais surtout, il y a l'excellent Navigator, que voici (pour vous donner une idée de la "chose") :

Navigator.mp3

En plus de ça, ces temps ci, je me surprend à essayer de faire du Beat box, ça passera, j'essaie de me soigner :-)

PS : allez faire un tour sur leur site, c'est bourré de mp3s et vidéos!

17/10/2006

Archivé!

J’étais hier au concert d’Archive, dans une salle moyenne (environ 1500 personnes à vue d’œil) de Portet sur Garonne.
Avant cela, j’étais allée au concert acoustique gratos de la FNAC, c’était magique ! j’étais à peine à 1 mètre d’eux, il y avait Darius Keeler, Pollard Berrier, Dave Penny, Maria Q et Steve Harris. En acoustique, Fuck U est toujours aussi puissante, surtout avec un Dave Penny qui se tient comme Kurt Cobain ! Pulse en acoustique c’est mémorable. Maria Q est venue chanter une fois si je ne me trompe pas, le reste du temps, elle était assise à regarder. Le petit nouveau, Pollard, est craquant comme tout (ça ce sont mes hormones qui parlent !), même avec une coiffure douteuse. Il a une voix puissante, un peu trop parfaite (system ressemblait « intonation pour intonation » à la version sur l’album). Ils sont vraiment adorables et humbles, une fois leur set fini, ils sont venus signer des autographes, je ne pouvais pas rater ça! J’ai fait dédicacer « You all look the same to me », mon préféré, et mon Moleskine (je vais essayer de poster la photo). Au moment de signer, Pollard (qui portrait des lunettes qui lui allaient à merveille) m’a demandé « How do you write your name ? ». Je lui ai épelé, sans le “h” (que je trouve inutile soit dit en passant) puis il a dit « oh, Kadija, it’s a beautiful name, I’ve never heard it before ! » le tout avec un sourire que je n’oublierais pas de sitôt ! Maria est intervenue, me demandant « where does it come from ? », quand je lui ai dit que c’était marocain, elle a dit « an exotic name for an exotic girl », remarque que je trouve…fausse. Mon prénom est certes étranger mais nullement exotique (si c’était Shérazade, j’aurais pu le penser..). Ils m’ont signé deux pages sur mon carnet et je suis partie avec un sourire béat. :)
Maintenant, le concert, le vrai. Arrivée pile à l’heure, j’ai été surprise de voir qu’il n’y avait pas d’agglutinement près des barrières alors je me suis précipitée là. J’étais juste en face de Dave Penny (c’est vraiment lui qui m’a le plus fascinée ce soir là) et de Danny Griffiths, côté droit. A l’extrême gauche, Darius pianotait comme un fou sur son Rhodes, à côté Steve à la guitare et Pollard au chant.
Comme je ne connaissais pas toute la discographie d’Archive, je ne peux pas dire quelle était la set list. En ouverture, on a eu un morceau de Lights dont j’ai oublié le nom, le même qu’on a eu à l’acoustique. Numb toujours aussi magnifique, chanté par un Dave enragé. Toutes les photos ou presque que j’ai prises sont focalisées sur lui (faut dire qu’il était pile en face de moi. Un grand bonhomme sec avec des cheveux qui lui bouffent le visage, forcément, ça intrigue). Quand les premières notes d’Again ont retenties, c’était l’hystérie, puis un silence religieux. Un morceau magnifique, qui s’est étendu sur environ 20 minutes, un trip de fou, Chanté par un Dave habité (qui me fait un peu penser à Jonny Greenwood, rapport aux cheveux qui lui cachent le visage et à sa tête constamment baissée quand il torture sa guitare), je regrette juste qu’il n’y ai pas eu l’harmonica. Fuck U chanté avec désinvolture par le même Dave. Au rappel, les applaudissements ne voulaient pas cesser, Pollard avait l’air ému (ou peut être l’est il toujours ?). En guise de rappel on a eu System, incontournable, et un excellent morceau avec Maria Q. Puis c’était fini.

Les points négatifs : un jeu de lumière vraiment inapproprié, je pense pas que ce soit une bonne idée d’éclairer le public en permanence. En plus, j’avais pile en face de moi un projecteur, ce qui a anéantit mes espoirs de jolies photos. Mais peut être est ce parce qu’on était dans une petite salle et que le matos est plutôt fait pour les Zénith ? Et aussi le manque de communication avec le public (mais ça doit être propre aux anglais, la timidité).
Ce que j’ai adoré : tout, sauf les lumières. C’était plus un concert de rock que de Trip Hop mais moi ça me suffit, ça ne me gêne pas qu’Archive fasse des morceaux qui bougent, au moins on ne pourra pas les taxer de « chanteurs déprimants ». Again, Numb, Fuck U, Pulse, System et le morceau d’intro dont je n’ai pas le nom ont été mes préférés. Ce que j’ai le plus adoré, c’est le public. Silencieux pendant les morceaux et super enthousiaste entre les morceaux, pas de cris inutiles, bref un savoir vivre évident.
Les gens du sud sont vraiment géniaux, pas de bousculades, on laissait volontiers sa place aux plus petits (à Paris, c’est autre chose !), pas de pogo inutile, des gens adorables qui m’ont déposée chez moi alors que je ne les connaissais que depuis 1h.
En somme, je ne suis pas déçue, je suis même ravie. Archive est vraiment un groupe à part et sa prestation scénique est certes à revoir mais on sent qu’il y a de la sincérité là-dessous. Je préfère mille fois l’humilité d’Archive à la mégalomanie de Muse (qui fait le Zénith à Toulouse, c’est dire). J’aurais aimé aller les revoir à Paris mais je n’aime pas le public parisien et ça peut sérieusement gâcher mon plaisir.

Merci Archive.